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Calendrier - La vente du samedi 20 septempbre 2003 | 16 Septembre 2003 |
La vente du samedi 20 septembre 2003 à 14h30 marquera le début d’une belle série de vacations avant de clôturer l’année 2003.
Dans cette rubrique, nous tâcherons de vous donner quelques clefs afin d’apprécier les pièces présentées. Pour cette première vente de la rentrée, vous pourrez admirer tableaux, mobilier, bijoux, argenterie, tapis et objets d’art. Les objets de l’exposition (vendredi 19 septembre de 10h à 18h, samedi matin sur rendez-vous) feront pénétrer le visiteur dans la demeure d’un riche notable, d’un gentilhomme bien marié ou encore d’un châtelain de province… Une chambre à coucher Charles X en bois de placage finement incrusté de filets clairs, une console aux pieds fuselés et cannelés d’époque Louis XVI… une élégante table à jeu demi-lune d’époque Louis XVI estampillée Louis MOREAU. Ebéniste français, il est reçu Maître le 27 septembre 1764 ; il affectionne les placages d’acajou, les décors floraux marquetés ainsi que les ornementations de bronzes dorés et ciselés. Non loin de là, notre hôte a disposé pour vous une commode Transition des époques Louis XV et Louis XVI estampillée François REIZELL. Reçu Maître ébéniste le 29 février 1764, d’origine allemande, il établit sa carrière à Paris où les amateurs apprécient la ciselure rocaille de ses bronzes et ses marqueteries florales. Sur le marbre gris de cette commode, une collection de faïences, dont les fabriques Ferrat et Varages.
Le terme « faïence » désigne une technique : un mélange d’argile, de sable et de marne calcaire, le tout recouvert d’un émail (oxyde de plomb, silice et sels d’étain). L’émail apparaît comme une couche vitrifiée qui vient masquer la couleur terreuse de l’argile ; il rend la pièce imperméable et accueille le décor. Les fonds colorés sont obtenus par l’apport d’oxydes métalliques (cobalt pour le bleu, antimoine pour le jaune…). Le « grand feu » et le « petit feu » sont deux méthodes de cuisson. Ils séparent les faïences en deux familles.
Pour le grand feu, la pièce est légèrement cuite une première fois puis recouverte d’un émail cru destiné à recevoir le décor : l’artiste doit être précis car les erreurs sont irrattrapables. L’objet finalisé est ensuite enfourné entre 800 et 900°C, température à laquelle l’émail se fixe à l’argile avec les diverses couleurs de son décor. Cependant, il est difficile d’obtenir la tonalité de rouge et ses dégradés quand la pièce atteint de tels degrés.
Le petit feu consiste à appliquer les couleurs sur un émail cuit, lisse et imperméable. Un fondant incolore vient fixer les couleurs. Cette technique permet de donner de la profondeur au dessin et à la composition grâce à une palette qui ne subit plus les températures élevées du grand feu. Pour un jeune amateur de faïences, les thèmes décoratifs permettent de définir une provenance. Une fois aguerri, il devra se pencher sur la disposition du décor, le choix des couleurs, la qualité de l’émail et de la terre. Autant de détails nécessaires au choix d’une pièce. La fabrique Ferrat est connue pour ses productions au petit feu. La troisième génération de cette famille de potiers introduit la technique de la faïence à Moustiers avec Jean-Baptiste Ier en 1718. En 1810, deux fabriques Ferrat sont installés, dirigés par deux cousins. La production cessera en 1842.
Le décor se caractérise par l’emploi majeur de deux couleurs : le pourpre et le vert posés en pâte épaisse. Les thèmes témoignent une affection particulière pour les oiseaux branchés (notamment les perroquets), les bouquets de « fleurs contournés », les Chinois .. Les bords sont souvent ondulés et soulignés de rouge. La terre a une consonance rosée et l’émail prend un aspect crémeux.
Les ornemanistes s’inspirent des gravures de Pillement pour les décors dits au chinois. Le personnage est placé sur une terrasse empâtée vert émeraude, véritable marque de reconnaissance des Frères Ferrat. La ville de Varages a connu des familles de faïenciers, mais également des locataires d’ateliers. Dès le XVII°, ce coin de Provence devient un creuset de production. Certaines fabriques ont perpétué leur art du XVIII° au XX°. Carrefour des inspirations, échanges de méthodes (la cuisson au petit feu est amenée à Moustiers par des faïenciers originaires de l’Est), palette… malgré tout, l’ensemble de ces éléments donnent aux pièces de Varages un caractère particulier et quelques décors propres. On retrouve les « fabriques » (un personnage ou un arbre à côté d’une architecture), la rose manganèse ou le camaïeu de bleu souligné d’un filet jaune sur les bords de la pièce. Nous vous invitons à venir exercer votre œil dans la salle de l’Hôtel des Ventes du Palais. CATALOGUES ET PHOTOS : www.etudedeprovence.com Vente samedi 20 septembre à 14h30.
Exposition, vendredi 19 septembre de 10h à 19h.
25 rue Breteuil – 13006 Marseille.
Tél. : 04 96 110 110 – Fax : 04 96 110 111
contact@etudedeprovence.com
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